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À ce jour, les dragons
peuvent être considérés comme une race éteinte.
Les légendes racontent
qu'ils auraient pris part à la Première Grande Guerre des dieux et
n'auraient pas survécu aux légendaires pouvoirs des guerriers
élémentaux, plus communément appelés "porteurs de
masques".
Ces gigantesques
créatures au corps de serpent, aux griffes d'aigle et aux immenses
ailes de chauve-souris pouvaient cracher du feu en ingurgitant d'abord
de la roche phosphorique.
Dans l'estomac de la
bête, la dissolution des minéraux provoquait des gaz qui
s'enflammaient au contact de l'air. Cette arme terrible pouvait
réduire en poussière n'importe que bataillon de valeureux guerriers.
Les écailles du dragon
constituaient une armure presque impénétrable.
De forme souvent
pentagonale, elles étaient coupantes comme des épées, impossibles
à percer et couvraient tout leur corps, du dessus de la tête
jusqu'en dessous des pattes.
Selon les cultures que
j'ai connues, le dragon prend différentes symboliques. Chez les
chevaliers, il était l'incarnation de la puissance de la nature.
Pour cette catégorie
d'hommes, vaincre ou même seulement réussir à enchaîner la bête
représentait une épreuve avant tout initiatique qui appartient
aujourd'hui au folklore. Chez les peuplades nordiques, il ornait
souvent la proue des navires en signe de bonne fortune. Il fut un
important symbole de puissance dans le sud du continent et on le
représentait souvent avec des griffes de lion, des ailes d'aigles et
une queue de serpent. À l'est, j'ai vu des représentations de la
bête la dévoilant avec de plus petites pattes et un corps recouvert
de poils.
Dans tous les récits
et les anecdotes ainsi que dans les contes et les légendes entendus
au cours de mon voyage, le dragon est toujours décrit comme étant
une créature très rusée, avare et insolente. Cette bête
connaissait bien la supériorité de sa race et savait que ses
capacités physiques dominaient largement celles des autres espèces.
Plusieurs histoires situent leur naissance dans le pays de Sumer où
la déesse Tiamat, premier grand dragon et grand-mère des dieux,
aurait été vaincue par le demi-dieu Mardouk. de la dépouille de la
déesse serait né le panthéon des divinités sumériennes.
Pour se reproduire, on
raconte que les dragons devaient d'abord amasser un gigantesque
trésor. Une fois ce nid constitué, la bête pouvait alors y pondre
jusqu'à deux oeufs.
Plusieurs grands
dragons ont foulé le sol de ce monde avant d'être exécutés.
Biscia vivait dans
l'île des Arkhous et son corps rappelait celui q<d'un serpent
géant. La bête adorait attaquer en surprise les lieux de culte et semer
la panique en dévorant les fidèles. Elle fût abattues par un grand
chevalier du Nord du royaume d'Omain.
Fafnir, quant à lui,
gardait un immense trésor dans les bois obscurs de la Forêt Rouge.
Il fut tué par Siegfried qui, au contact de son sang, devint
invulnérable et comprit du coup le langage des animaux.
Héraldie était une
bête magnifique, toute rouge, qui symbolisait pour plusieurs la force
et la vaillance. Moins sauvage que ses confrères, la créature aidait
parfois les humains dans leurs travaux quotidiens et inspirait
confiance aux chevaliers.
Elle fût assassinée
par des tribus barbares désirant lui voler son trésor.
Gorynytch, des
montagnes du Centre, fût impliqué dans plusieurs grandes batailles
entre différents royaumes humains et humanoïdes. Sa traîtrise
devint légendaire lorsque, dans une même bataille, il changea de
camp trois fois.
Le prince Vladimir lui
trancha la tête après que le dragon ait enlevé sa nièce pour
demander une rançon.
Lindwurm n'avait
apparemment ni pattes ni griffes et vivait au-delà du grand lac
Ixion. Sa peau était recouverte d'écailles de couleur verte qui
brillaient comme une deuxième lune dans la nuit. Symbole de mort et
de maladie pour les Centaures et les Minotaures, on dit qu'il serait
mort de vieillesse. Son corps et son trésor n'ont jamais été
retrouvés.
Des noms de dragons
comme Moin, Nidhogg, Graback, Grafvolluth et Tugarin hantent encore de
nombreux contes fantastiques et mériteraient qu'on leur consacre un
ouvrage entier.
Un texte en ancien
Dialecte a été retrouvé:

Signification: Le
pays de Galles adopta l'emblème du dragon à l'époque du roi Arthur. |